[ Photo changeante ]
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De toute façon, on n'en a rien à foutre. On boit, on fume, on se drogue & on baise juste pour oublier, pour trouver cette petite étincelle qu'on trouve pas dans notre vie, celle qu'on voit dans les yeux des autres en se disant que Bordel, pourquoi nous, on la trouve pas ? C'est comme ça. On se fait insulter, on est jugé péteux parce qu'on peut pas s'empêcher de sortir une petite sèche avant et/ou après la journée où on aura ces putains de huit heures de cours. Où on sortira complètement lessivés en se disant que Merde, et ouais, y a trois interros demain. On est jugés, critiqués, insultés, on lance des rumeurs fondées ou pas, et on lève la tête, fière d'être ce que l'on est tout en sachant que la seule chose qu'on a envie c'est refaire le portrait de la pute qu'est pas capable de garder son cul pour elle. Et puis, quand on sort de l'école, non, même si on est déjà au bord de la crise de nerfs, faut encore tout affrontés. On sort entre amis un peu coincés. On tombe amoureuse du gars qui aime votre meilleure amie et l'autre qu'on aurait préféré lui refourgé vous aime vous. Et tout foire. En plus de la pute qui n'a pas l'intention de vous lâcher, y a les sentiments et encore les rumeurs & ragots qui s'en mêle. On sait plus qui on est, ni nos sentiments, tout s'embrouille et vous retrouvez cette fille, votre soeur de coeur pour pleurer ensemble. Pis, le soir, c'est rebelotte, on sort encore avec la bonne bande de potes qui a pas toujours une bonne réputation, et pour oublier cette semaine encore plus pourrie que l'ancienne, on fume trois paquets avec celle qui a les deux autres. Vingt-cinq fois trois divisés par deux, ça fait beaucoup, beaucoup de clopes. Sans compter les joints cachés entre une ou l'autre. Et pour oublier, on trouve qu'une seule chose : Se bourrer la gueule. On boit, on boit. Et le lendemain, on sait même pas où on a dormi, on reçoit un coup de fil du père qu'est jamais là mais qui te gueule quand même dessus, tu vas gerber ton ce qu'il y a dans ton estomac et tu reçois des dizaines d'sms des autres qui te raconte comment ils ont mal à la tête, ou qu'eux aussi, ils ont la moitié du corps dans la cuvette du WC. Pis, le week-end, tu te fais rabâcher les oreilles par ton père ou ta mère. Et lundi, rebelotte, vendredi, rebelotte. C'est ça notre vie. Les rumeurs, les sorties, les toilettes & les parents. C'est triste.
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